Le N’Galaax, un lien islamo-chrétien.

 

 

Au Sénégal, la population est islamisée à 90 %. La communauté chrétienne représente 10 %. Les relations entre les 2 communautés sont respectueuses l’une envers l’autre et vivent en parfaite harmonie.

Le vendredi saint marque la mort du Christ et Pâques sa résurrection. C’est pendant cette période que l’on prépare un mets particulier : le « N’Galaax » (terme Wolof) qui faut prononcer « N’Galar ».

Cette recette est une délicieuse bouillie à base de mil, de sucre, de pain de singe (fruit du baobab) et de pâte d’arachide.

Elle est préparée en grande quantité par les familles chrétiennes et offerte aux familles Musulmanes. C’est donc un moment de partage et de dialogue avec une autre communauté religieuse. D’ailleurs les Musulmans font de même au moment de deux de leurs fêtes, l’Aïd El Kebir (Tabaski en Afrique) et l’Aïd El Fitr (Korité en Afrique marquant la fin du Ramadan) en partageant leur repas.
Il n’y a aucun rapport entre le « N’Galaax » et la religion. Ce plat, cette démarche, sont une tradition purement Sénégalaise. L’Eglise ne l’exige pas mais demande à ses fidèles de partager cet effort marquant la fin du Carême avec des gens nécessiteux.

Cette tradition qui perdure  est un bel exemple de cette harmonie de tous les jours entre Chrétiens et Musulmans au Sénégal.

Le Président de SANTE SANS PASSEPORT (24.05.2012)